Vous cherchez à comprendre si vos campagnes publicitaires en Belgique sont réellement rentables ? Le ROAS (Return On Ad Spend) est l’indicateur clé pour le savoir, à condition de le calculer correctement et de l’interpréter avec le bon contexte belge. Dans cet article, vous allez voir comment calculer votre ROAS, quels bons seuils viser en Belgique et quelles erreurs éviter pour prendre de meilleures décisions médias.
Comprendre le ROAS pour piloter sa publicité en Belgique

Avant d’optimiser, il est crucial de bien saisir ce que mesure le ROAS et en quoi il diffère d’autres indicateurs comme le ROI ou le CPA. En Belgique, entre différences de TVA, coûts publicitaires et réalités du e‑commerce, une bonne compréhension de base évite de nombreux contresens. Voyons d’abord le cadre, avant d’entrer dans le concret du calcul et des benchmarks.
À quoi sert vraiment le ROAS dans vos campagnes digitales belges ?
Le ROAS mesure le chiffre d’affaires généré pour chaque euro de budget publicitaire investi. Concrètement, si vous dépensez 100 € en publicité et que vous générez 400 € de ventes, votre ROAS est de 4. Cet indicateur vous permet de comparer l’efficacité de vos canaux sur le même pied : Meta Ads, Google Ads, ou encore le programmatique.
En Belgique, où les budgets marketing sont souvent plus limités qu’en France ou en Allemagne, le ROAS aide à arbitrer finement entre visibilité et rentabilité. Vous pouvez ainsi identifier rapidement quel canal mérite d’être renforcé et lequel consomme vos ressources sans retour satisfaisant.
Différence entre ROAS et ROI : comment ne pas mélanger les deux indicateurs
Le ROAS se concentre uniquement sur le rapport entre revenus publicitaires et dépenses médias. Il ne tient pas compte de vos coûts de production, frais logistiques ou marges. Le ROI, lui, intègre l’ensemble de ces éléments pour donner une vision globale de la rentabilité.
Un ROAS élevé en Belgique peut donc masquer un ROI faible si vos marges sont serrées ou vos frais d’expédition élevés. Par exemple, un ROAS de 5 peut sembler excellent, mais si votre marge brute est seulement de 20 %, vous pourriez vendre à perte une fois tous les coûts comptabilisés.
Pourquoi le contexte belge influence l’interprétation de votre ROAS
Les coûts publicitaires et le panier moyen varient fortement entre Flandre, Wallonie et Bruxelles. La concurrence sur certains mots-clés francophones peut être moins agressive qu’en néerlandais, ou inversement selon votre secteur. Cette fragmentation linguistique et régionale impacte directement vos performances.
Il est donc risqué de comparer votre ROAS belge à des benchmarks internationaux sans ajuster pour ces spécificités locales. Un e‑commerçant actif uniquement en Wallonie n’aura pas les mêmes résultats qu’un concurrent ciblant tout le pays en trois langues.
Calculer le ROAS be étape par étape avec un exemple concret
Le calcul du ROAS est simple sur le papier, mais de petits détails techniques peuvent fausser vos résultats, surtout si vous combinez plusieurs plateformes publicitaires. Voyons la formule, un exemple chiffré adapté au marché belge, puis les pièges de mesure les plus fréquents.
Comment calculer le ROAS be de manière fiable, formule et données à utiliser
La formule du ROAS est : ROAS = Chiffre d’affaires généré / Dépenses publicitaires. Pour un annonceur belge, précisez toujours si vous travaillez en montants TTC ou HT, et restez cohérent dans vos reportings.
Idéalement, utilisez le chiffre d’affaires réellement encaissé, pas seulement celui suivi par le pixel ou les conversions estimées. Cela évite de baser vos décisions sur des données gonflées par des conversions non confirmées ou des paniers abandonnés après validation.
Exemple de calcul de ROAS en Belgique sur Google Ads et Meta Ads
Imaginons une campagne Google Ads en Belgique avec 2 000 € dépensés pour 10 000 € de ventes attribuées. Votre ROAS est de 10 000 / 2 000 = 5 (ou 500 %). Sur Meta Ads, 1 000 € dépensés pour 2 500 € de ventes donnent un ROAS de 2 500 / 1 000 = 2,5.
Ces chiffres doivent ensuite être mis en regard de vos marges, de votre coût produit et de votre stratégie de croissance. Un ROAS de 2,5 peut être excellent si votre marge brute est élevée, ou insuffisant si elle est faible.
Pourquoi vos chiffres de ROAS diffèrent entre Google Analytics 4 et les régies
Google Analytics 4, Meta Ads ou TikTok Ads n’attribuent pas les conversions de la même façon ni sur les mêmes fenêtres de temps. Une vente peut être comptée par plusieurs plateformes, ce qui gonfle artificiellement le ROAS global si vous les additionnez sans précaution.
Pour le marché belge, choisissez une source de vérité principale, souvent GA4 ou un outil first‑party comme votre CRM. Utilisez les chiffres des régies comme indicateurs de tendance plutôt que comme valeurs absolues. Cette approche vous évite de surestimer vos performances et de prendre des décisions sur des données dupliquées.
Savoir si votre ROAS est bon en Belgique et quels objectifs viser

Une fois votre ROAS calculé, la vraie question est de savoir s’il est « bon » pour votre activité, vos marges et votre phase de croissance. En Belgique, les benchmarks varient fortement entre e‑commerce, génération de leads et B2B. Cette partie vous aide à fixer des objectifs réalistes et alignés avec votre rentabilité.
Quel ROAS viser en Belgique selon votre secteur et vos marges ?
Pour un e‑commerçant belge avec une marge brute de 50 %, un ROAS de 4 peut être un bon point de départ. En génération de leads, un ROAS plus faible peut rester acceptable si la valeur vie client (LTV) est élevée et que le taux de conversion en client final compense.
| Secteur | Marge brute moyenne | ROAS cible minimum |
|---|---|---|
| E-commerce mode | 40-50% | 3-4 |
| E-commerce high-tech | 15-25% | 5-7 |
| Génération de leads B2B | Variable | 2-3 (selon LTV) |
| Services locaux | 60-80% | 2-3 |
L’essentiel est de calculer votre ROAS cible à partir de votre marge et de vos coûts réels, pas d’un chiffre « magique » trouvé sur un blog international.
Comment savoir si votre ROAS be est suffisant pour être rentable ?
Partez de votre marge brute, ajoutez vos coûts fixes (logistique, salaires, outils marketing) et estimez la valeur vie client. Ensuite, déduisez le ROAS minimum pour ne pas vendre à perte, puis un ROAS cible plus confortable pour dégager du bénéfice.
Par exemple, si votre marge brute est de 40 % et vos coûts fixes représentent 10 % du CA, vous avez besoin d’un ROAS d’au moins 3,3 pour atteindre le point mort. Pour être vraiment rentable, visez plutôt 4 ou 5. Cet exercice, appliqué au contexte belge avec ses frais d’expédition locaux et taux de retour spécifiques, vous donne un cadre clair.
Faut‑il toujours chercher à maximiser son ROAS sur le marché belge ?
Un ROAS très élevé peut sembler rassurant, mais il signifie parfois que vous n’investissez pas assez pour capter de nouveaux clients. En phase de croissance en Belgique, accepter un ROAS plus bas mais maîtrisé peut permettre de gagner des parts de marché face à la concurrence.
L’enjeu est de distinguer les campagnes orientées acquisition, qui tolèrent un ROAS plus faible, et celles de rentabilité pure sur audience chaude. Un bon équilibre consiste à maintenir un ROAS global acceptable tout en allouant une partie du budget à des campagnes de notoriété ou de prospection, moins performantes à court terme mais stratégiques.
Optimiser et suivre votre ROAS be au quotidien sans vous perdre dans les chiffres
Au‑delà du calcul, la valeur du ROAS vient de la manière dont vous l’utilisez pour ajuster vos campagnes. En Belgique, les volumes parfois modestes et la fragmentation linguistique exigent un pilotage fin, mais pragmatique. Voici comment suivre régulièrement votre ROAS, l’améliorer sans illusions et éviter les erreurs les plus coûteuses.
Comment améliorer son ROAS en Belgique sans sacrifier le volume de ventes
Commencez par nettoyer vos audiences, vos mots‑clés et vos placements qui consomment du budget sans conversions. Identifiez les zones géographiques, tranches horaires ou segments démographiques les moins performants et réallouez ce budget vers ce qui fonctionne.
Travaillez ensuite vos fiches produits, vos landing pages et votre tunnel de paiement, souvent sous‑optimisés sur le marché belge. Un simple ajout de Bancontact comme moyen de paiement ou la réduction des frais de livraison peut améliorer votre taux de conversion de 10 à 20 %. Chaque gain de conversion améliore mécaniquement votre ROAS, même si vos coûts médias restent identiques.
Quelles erreurs fréquentes font chuter le ROAS des annonceurs belges ?
Beaucoup d’annonceurs belges analysent leur ROAS sur des périodes trop courtes, ce qui les pousse à couper des campagnes rentables à long terme. Un cycle d’achat B2B peut durer plusieurs semaines : juger une campagne après trois jours fausse complètement l’analyse.
Une autre erreur consiste à ne pas distinguer les performances par région ou langue. Le comportement d’achat diffère fortement entre Flandre et Wallonie, et mélanger les deux dans un seul reporting masque des opportunités d’optimisation. Enfin, se focaliser uniquement sur le ROAS « last click » peut sous‑estimer l’impact de campagnes de notoriété qui préparent le terrain.
À quelle fréquence suivre son ROAS et avec quels indicateurs complémentaires ?
Sur des budgets belges modestes, un suivi hebdomadaire du ROAS est souvent plus pertinent qu’un pilotage quotidien. Cela vous laisse le temps de collecter suffisamment de données sans réagir à chaque fluctuation aléatoire.
Associez votre ROAS au CPA (coût par acquisition), au taux de conversion et à la valeur moyenne de commande pour une vision complète. Par exemple, un ROAS qui baisse légèrement mais avec un panier moyen en hausse peut indiquer que vous attirez des clients plus qualitatifs. Lors d’une situation fréquente chez les e‑commerçants belges, un simple changement de frais de livraison a parfois plus d’impact sur le ROAS que des semaines d’optimisation d’enchères publicitaires.
En conclusion, calculer et optimiser son ROAS en Belgique demande de prendre en compte les spécificités locales : fragmentation linguistique, coûts logistiques, comportements d’achat régionaux. L’objectif n’est pas d’atteindre un ROAS « parfait » universel, mais de trouver l’équilibre entre rentabilité immédiate et croissance à long terme, adapté à vos marges et à votre secteur. Avec une méthode de calcul rigoureuse, des objectifs réalistes et un suivi régulier, vous transformez le ROAS en véritable levier de décision stratégique plutôt qu’en simple chiffre de reporting.
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