Vous voyez régulièrement passer l’attribut nofollow (ou « follow no ») sans être sûr de la bonne façon de l’utiliser ? Vous êtes au bon endroit : ce guide vous explique simplement quand, comment et pourquoi l’employer, pour ne pas pénaliser votre référencement. En quelques minutes, vous aurez une vision claire des bonnes pratiques SEO autour de rel="nofollow" et des alternatives utiles pour optimiser votre stratégie de liens.
Comprendre le follow, le nofollow et leur impact SEO

Avant d’optimiser quoi que ce soit, il est essentiel de bien distinguer un lien « follow » d’un lien « nofollow » et de comprendre ce que cela change pour Google. Cette première partie pose les bases : fonctionnement, impact sur le PageRank et évolution des consignes officielles. Vous pourrez ainsi décider en connaissance de cause, sans reproduire des schémas dépassés.
Comment fonctionne un lien follow et que transmet-il vraiment à Google ?
Un lien follow est un lien standard, sans attribut particulier, que les robots peuvent suivre librement. C’est par ce mécanisme que s’opère la transmission de popularité, appelée PageRank. Concrètement, lorsqu’une page A fait un lien follow vers une page B, elle lui transmet une partie de son autorité. Plus des sites de qualité pointent vers vous avec ce type de liens, plus Google considère votre contenu comme pertinent et digne de confiance.
En interne, les liens follow jouent un rôle crucial dans l’exploration de votre site. Ils permettent aux robots d’indexer efficacement vos pages et de comprendre leur hiérarchie. Une page qui reçoit beaucoup de liens internes en follow sera généralement perçue comme plus importante par les moteurs de recherche. C’est pourquoi votre maillage interne mérite une attention particulière dans toute stratégie SEO.
L’attribut nofollow : principe, usage historique et évolution chez Google
L’attribut rel="nofollow" a vu le jour en 2005, dans un contexte de lutte contre le spam de liens. À l’époque, les commentaires de blogs et les forums étaient envahis de liens promotionnels visant uniquement à manipuler le PageRank. Google a donc créé cet attribut pour permettre aux webmasters de signaler : « ce lien est présent sur ma page, mais je ne souhaite pas lui transmettre de popularité ».
Pendant près de 15 ans, la consigne était claire : un lien nofollow ne transmettait aucun PageRank. Puis en mars 2020, Google a officiellement changé les règles du jeu. Désormais, nofollow est traité comme un signal indicatif (ou « hint ») plutôt qu’une directive stricte. Cela signifie que Google peut choisir de suivre ou d’ignorer ces liens selon son propre jugement, notamment pour découvrir de nouvelles pages ou évaluer la qualité d’un profil de liens.
Quelle différence concrète entre nofollow, sponsored et ugc aujourd’hui ?
Avec cette évolution, Google a également introduit deux nouveaux attributs pour mieux catégoriser les liens :
| Attribut | Usage recommandé | Exemple concret |
|---|---|---|
rel="sponsored" |
Liens payants, publicités, partenariats rémunérés | Bannière publicitaire, article sponsorisé |
rel="ugc" |
Contenu généré par les utilisateurs | Commentaires de blog, posts de forum |
rel="nofollow" |
Liens dont vous ne voulez pas vous porter garant | Lien vers un site externe non vérifié |
Vous pouvez aussi combiner ces attributs si nécessaire, par exemple rel="nofollow ugc" pour un commentaire sur lequel vous souhaitez doubler la précaution. L’important est de qualifier correctement vos liens pour rester transparent avec Google et respecter ses guidelines.
Bien utiliser l’attribut nofollow sur votre site sans nuire au SEO

Une mauvaise utilisation du nofollow peut limiter le potentiel de vos pages sans raison valable. Dans cette partie, vous verrez sur quels liens l’appliquer, lesquels conserver en follow, et comment éviter les erreurs classiques. L’objectif : protéger votre site sans gaspiller votre maillage interne ni votre autorité.
Sur quels types de liens faut-il généralement positionner un nofollow ?
Les liens affiliés et les liens issus de partenariats commerciaux doivent systématiquement porter un attribut sponsored ou nofollow. Cette pratique vous protège contre d’éventuelles pénalités liées à la manipulation de PageRank. Google veut pouvoir distinguer les recommandations éditoriales des liens motivés par une rémunération.
Les liens vers des sites dont vous ne pouvez garantir la fiabilité méritent également un nofollow. Par exemple, si vous citez une source temporaire ou un site que vous n’avez pas eu le temps de vérifier en profondeur, mieux vaut ne pas lui transmettre votre autorité. Dans un formulaire d’inscription ou une zone de connexion à des services tiers, le nofollow reste pertinent pour éviter de diluer votre PageRank sur des pages purement fonctionnelles.
Faut-il mettre en nofollow tous les liens externes sortants de votre site ?
C’est l’une des idées reçues les plus tenaces en SEO : certains pensent encore qu’il faut absolument garder son PageRank pour soi et tout placer en nofollow. En réalité, cette approche est contre-productive. Un lien sortant vers une ressource de qualité enrichit votre contenu et améliore l’expérience utilisateur, deux critères que Google valorise.
Imaginez que vous rédigez un article technique et que vous pointez vers une étude scientifique ou une documentation officielle. Ce lien apporte de la crédibilité à votre propos et aide vos lecteurs à approfondir le sujet. Le laisser en follow ne pénalisera pas votre référencement, au contraire : cela signale à Google que vous créez du contenu documenté et fiable.
La bonne pratique consiste à évaluer chaque lien au cas par cas. Un lien vers Wikipédia, un organisme reconnu ou un média de référence peut parfaitement rester en follow. Réservez le nofollow aux situations réellement nécessaires, sans tomber dans l’excès de prudence.
Comment gérer le nofollow pour les commentaires, forums et contenus UGC ?
Les zones de commentaires sont des cibles privilégiées pour le spam de liens. Sans modération, vous risquez de voir votre site envahi de liens douteux vers des sites peu recommandables. L’attribut rel="ugc", éventuellement combiné avec nofollow, permet de baliser ces contenus générés par les utilisateurs.
Sur WordPress par exemple, les commentaires reçoivent automatiquement un attribut nofollow par défaut. Vous pouvez compléter cette protection avec des plugins anti-spam comme Akismet ou des systèmes de validation manuelle. L’idée n’est pas d’empêcher les interactions, mais de garder le contrôle sur les liens qui apparaissent sur votre domaine.
Pour les forums ou espaces communautaires, une approche progressive fonctionne bien : appliquer ugc nofollow aux nouveaux membres, puis retirer le nofollow une fois qu’ils ont atteint un certain niveau de confiance ou de contributions. Cette méthode encourage la participation tout en limitant les abus.
Intégrer follow et nofollow dans une stratégie de netlinking efficace
Le débat « follow vs nofollow » dépasse la simple technique : il touche directement à votre stratégie de netlinking. Ici, vous verrez comment articuler liens follow, nofollow et sponsored, ainsi que leur rôle dans la construction d’un profil de liens naturel. L’enjeu : gagner en visibilité sans déclencher de signaux de manipulation aux yeux des moteurs.
Un profil de backlinks naturel doit-il inclure des liens nofollow ?
Absolument. Un site qui ne recevrait que des backlinks follow pourrait éveiller les soupçons de Google, surtout si la croissance est rapide et ciblée sur des ancres optimisées. Dans la vraie vie du web, les liens nofollow font partie du paysage : mentions sur les réseaux sociaux, citations dans des articles de presse en ligne, partages sur des plateformes communautaires…
Un profil de liens équilibré mélange naturellement les deux types. Par exemple, une entreprise qui gagne en visibilité va recevoir des liens depuis Facebook, LinkedIn ou Twitter (tous en nofollow), des mentions dans des annuaires professionnels (souvent en nofollow), et aussi des liens éditoriaux depuis des blogs ou médias (majoritairement en follow). Cette diversité renforce la crédibilité de votre profil aux yeux de Google.
Le nofollow empêche-t-il totalement de bénéficier d’un lien pour le référencement ?
Non, et c’est une nuance importante à comprendre. Même si un lien nofollow ne transmet pas directement de PageRank, il peut générer plusieurs bénéfices indirects :
- Trafic qualifié : un lien placé sur un site à forte audience peut vous amener des visiteurs intéressés, même en nofollow
- Notoriété de marque : être cité sur des plateformes reconnues renforce votre crédibilité
- Découverte par Google : depuis 2020, Google peut choisir de suivre certains liens nofollow pour explorer de nouvelles pages
- Effet boule de neige : un lien nofollow très visible peut inciter d’autres sites à créer des liens follow vers vous
Par exemple, une mention dans un article du Monde ou de TechCrunch restera souvent en nofollow pour des raisons de politique éditoriale. Pourtant, l’impact sur votre visibilité et votre trafic peut être considérable. Ne refusez jamais un bon lien sous prétexte qu’il est en nofollow.
Comment demander des liens sans paraître manipuler le netlinking naturel ?
La clé réside dans la valeur ajoutée que vous proposez. Plutôt que de demander brutalement « peux-tu me faire un lien ? », concentrez-vous sur ce que vous apportez au site partenaire. Quelques approches efficaces :
Proposez du contenu original : une étude de cas détaillée, des données exclusives issues de votre activité, une infographie bien conçue. Si votre ressource est vraiment utile, le lien viendra naturellement et sera généralement en follow.
Participez à des collaborations éditoriales : interviews croisées, articles invités de qualité, contributions d’expert sur des sujets pointus. Le lien devient alors une citation légitime, pas une faveur.
Créez des outils gratuits ou des ressources pratiques que d’autres sites auront envie de recommander à leur audience. Un calculateur, un template, un guide téléchargeable peuvent générer des liens spontanés sur le long terme.
L’important est de ne jamais insister sur l’attribut du lien. Si votre contenu mérite d’être cité, la plupart des sites le laisseront en follow sans que vous ayez besoin de le demander. Forcer la main ou négocier l’attribut peut justement éveiller les soupçons.
Questions fréquentes et bonnes pratiques autour du follow no et rel nofollow
Pour terminer, cette section répond aux interrogations les plus courantes repérées dans les résultats de recherche autour de « follow no ». Vous y trouverez des réponses courtes, applicables immédiatement, ainsi que quelques mises en garde utiles. L’idée est de vous laisser avec une checklist claire pour vos futurs liens.
Comment ajouter concrètement un attribut nofollow sur un lien HTML existant ?
La syntaxe est simple : il suffit d’ajouter rel="nofollow" à l’intérieur de votre balise <a>. Par exemple :
<a href="https://exemple.com" rel="nofollow">Mon lien</a>
Si vous utilisez un CMS comme WordPress, vérifiez que votre éditeur de blocs ou votre constructeur de pages ne réécrit pas automatiquement les attributs. Certains thèmes ou plugins ajoutent leurs propres règles. Dans l’éditeur classique de WordPress, vous pouvez basculer en mode HTML pour ajouter manuellement l’attribut. Sur Gutenberg, certains blocs proposent une option dédiée dans les paramètres du lien.
Pour vérifier qu’un lien porte bien l’attribut nofollow, faites un clic droit sur la page, choisissez « Inspecter l’élément » et consultez le code source du lien concerné. Vous devriez voir l’attribut rel clairement affiché.
Nofollow sur les liens internes : bonne idée stratégique ou frein SEO discret ?
Dans la grande majorité des cas, mettre des liens internes en nofollow est une erreur. Vous coupez volontairement les chemins que les robots utilisent pour explorer votre site et répartir le PageRank entre vos pages. Cela affaiblit votre maillage interne sans apporter de bénéfice réel.
Les seules exceptions concernent des pages vraiment accessoires : zones de connexion, pages de conditions générales, mentions légales, ou pages de test non destinées à être indexées. Encore faut-il se demander si ces pages ne devraient pas plutôt être bloquées via le fichier robots.txt ou une balise meta robots.
Pour vos contenus stratégiques, gardez vos liens internes en follow. C’est par ce biais que vous guidez les robots vers vos pages les plus importantes et que vous renforcez leur autorité. Une architecture claire et des ancres pertinentes valent infiniment mieux qu’une multiplication de nofollow internes.
Peut-on encore utiliser le nofollow pour faire du « sculpting » de PageRank interne ?
Le PageRank sculpting était une technique populaire au milieu des années 2000 : on plaçait des nofollow sur certains liens internes pour forcer le PageRank à circuler uniquement vers les pages stratégiques. En théorie, cela devait concentrer la puissance sur quelques URLs clés.
Google a mis fin à cette pratique en 2009 en changeant la façon dont le PageRank est distribué. Désormais, même si un lien porte un nofollow, le PageRank est calculé comme si tous les liens étaient présents, puis simplement « perdu » sur les liens nofollow au lieu d’être redistribué. Résultat : vous n’optimisez rien, vous gaspillez juste du potentiel.
En 2025, concentrez vos efforts sur des leviers qui fonctionnent vraiment : une arborescence logique, des liens internes contextuels vers vos pages piliers, des ancres variées et descriptives, et une limitation des liens inutiles dans vos templates (footer surchargés, sidebars encombrées). C’est cette approche globale qui renforcera durablement votre référencement, pas des bidouilles techniques héritées d’une autre époque.
En résumé, l’attribut nofollow reste un outil utile pour qualifier certains liens, protéger votre site du spam et respecter les guidelines de Google. Mais il ne doit jamais devenir un réflexe systématique ni une tentative de manipulation du PageRank. Utilisé à bon escient, il s’intègre naturellement dans une stratégie SEO équilibrée, où la priorité reste la création de contenu de qualité et l’obtention de liens légitimes.




